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Je suis venu

 

Je suis venu donner "ramour",
à ton corps de femme fidèle,
impénétrable damoiselle,
attendant, triste, dans ta tour.

Je suis venu pour réparer,
l'outrage et l'injuste misère
en l'épouse et au cœur de mère,
avec mon heaume et son épée.

Je suis venu dresser la tente
à l'attente de tes désirs,
lorsque nos corps voudront quérir,
leurs dus, après leur "lutte"... lente !

En chevalier, je suis venu,
pour guerroyer en ton domaine,
en éradiquant pleurs et peines
à la force de ma vertu.

Je suis venu rendre couronne
à la Maîtresse de ces lieux,
qu'à ma vigueur, [Fa, me] pardonne,
un Do [soumis]... conduit aux cieux !

Je suis venu, tendre orphelin →
de tant de nuits, perdues, naguère,
arrêter la mort et la guerre,
et t'offrir l'Amour ! de mes mains.

Je suis venu... comme on s'en va,
vers les plaines du grand mystère,
au jour, quand on quitte la Terre,
usée... au dernier de nos pas.