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           L'Écorce et l'Ame.

 

Je rêvais, dans mes bois, à telle fée ténue,
dans l'écorce et l'humus, la sève et ses racines.
Avait-elle déjà, le nom de Mélusine,
en me prenant la main dans sa main froide et nue ?

Je ne vis point sa trace aux pierres du chemin,
mais son superbe corps "envenima" ma vue,
tandis qu'à doigts tremblants, je parcourais son sein,
puis, ardemment sa cuisse et son mont de vénus.

L'était-elle ? on l'eut dite issue du fond des âges,
accompagner, en fin, démarche saine et sage,
un solitaire amant, comme elle, hôte des bois...
Passionné ! je l'ai prise, ainsi qu'on prend l'orage,

au détour d'un sentier, dans une âme de pluie !
Enlacée sur ma vie, en se livrant à moi :
- “m'aime à jamais ” dit-elle, ou je repars nuage,
assombrir, [plaît, ne mens], ton azur par ciel gris ;

je vais [être] à ton cœur, le "venin" qui le chauffe,
en un onguent printemps, comme d'hiver [radieux]...
L'orgasme qui nous prit fut le don que seul offre,
un Dieu de la nature à côtoyer ce lieu...

Je bois à ton présent quand mon passé s'endort,
unie à ton corps d'homme, à me donner plaisir.
De mon ancien état, n'ai plus de souvenirs,
le bonheur est parfois la porte de la mort !..

Homme des bois et Fée, nous baisâmes d'amour,
ne sachant plus, dès lors, devant fougueuse flamme,
à l'abri, désormais du regard des "toujours" !
à qui était l'Écorce et à qui était... l'Ame...