LAF
Retour à l'Accueil

 

Sue...

 

« J’ai su, que le destin vînt m’entrouvrir sa porte,
en t’y voyant surgir sur mon ordinateur,
Déesse d’un passé aux diaphanes couleurs,
ravivées en l’instant qu’un Instant nous apporte ! »

 Et le rêve devînt désir !

Merci pour ce don de ton corps,

qui consiste à me le prêter,

prude, en sa juvénilité
qui est vierge et pure, en tous bords !

 Douce, viens sans réserve en moi,

déverse en mon cœur ta tendresse,
et des orages de hardiesse,
à donner tonnerre à ma voix !

 Je te veux claire comme l’eau,

qui coule en bas dans ma rivière,
et transparent diamant, ma Pierre,
à ton doigt, restant sans défaut !

 Moi, l’arbre, je te veux mon lierre,

accroché en deuxième peau,
oubliant l’autre, en sa misère,
à s'être usée, triste oripeau !

 [J’ai su] qu’il était d’autres voies,

à la voie qui m’était tracée,

 Et qu’un destin m’eut imposée,

sans sa vigilance aux abois !

 Chacun de nous dépend d’un « Ange »

à protéger notre raison,
chants s’insufflant en leur mésange,
en cours grandioses et leçons.

 Et je te veux pleine, en ma Vie,

comme l'outre qui désaltère,
et comme à l'oiseau, sa prière,
adressée au ciel, dans ses cris !

 Je te veux remplie de plaisirs,

d'onguents, d'orgasmes grandioses,
et ma fleur rare aux sein des roses,
à rester vive, sans flétrir !

 je te souhaite ma profonde,

et mon intime et mon soupir,
mon ultime assouvi désir,
l'autre main, fleurissant ma tombe

en bas de chez nous… Sans jaunir !